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Neuf millions de plus de personnes atteintes du sida auront droit aux antirétroviraux

Selon les estimations, 26 millions de personnes vivant avec le VIH dans les pays à revenu faible ou moyen remplissent les critères de nouvelles directives de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour recevoir un traitement antirétroviral (TAR) alors qu'elles n'étaient que 16,7 millions, selon les recommandations de 2010. L'application des nouvelles lignes directrices de l'OMS pourrait permettre d'éviter jusqu'à trois millions de décès liés au sida et 3,5 millions de nouvelles infections par le VIH entre 2013 et 2025.

Pour parvenir à ces objectifs, l'investissement financier annuel total dans la lutte contre le VIH devra considérablement augmenter. Selon les recommandations de 2010, le coût d'une « réponse effective au VIH dans les pays à revenu faible et moyen » était estimé entre 22 et 24 milliards de dollars par an, a expliqué Gundo Weiler, coordinateur au département du VIH/sida à l'OMS. Avec les nouvelles recommandations, il faudrait augmenter ce chiffre « d'environ 10%», soit plus de deux milliards de dollars par an, a-t-il ajouté.

Ces nouvelles lignes directrices répondent aux nouvelles données scientifiques et aux pratiques ayant vu le jour depuis 2010 et recommandent notamment de traiter de manière plus précoce les malades afin de freiner au plus vite le développement du virus dans le sang. Désormais, l'OMS recommande de démarrer les antirétroviraux chez toute personne vivant avec le VIH lorsque le nombre de lymphocytes CD4 est inférieur ou égal à 500 cellules/mm3 de sang, contre 350 cellules/mm3 auparavant. Ce nouveau seuil permet de protéger un plus grand nombre de personnes puisque le nombre de globules blancs dits lymphocytes est plus élevé au début de la maladie.

Par ailleurs, l'organisation onusienne estime désormais que les femmes enceintes ou allaitantes peuvent elles aussi être traitées. En outre, les enfants de moins de cinq ans doivent, de leur côté, commencer un traitement dès que possible, quel que soit le nombre de CD4 ou le stade clinique. Pour le patron d'Onusida, Michel Sidibé, les nouvelles recommandations vont permettre à la communauté internationale « d'être plus près de la fin de l'épidémie du sida».

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