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Les moustiques ont un ‘nez’ que l’on peut tromper

L’annonce vient de l’Université de Californie de Riverside ou des chercheurs du département d’entomologie auraient réussi à identifier des molécules capables de perturber les organes sensoriels des moustiques.

Selon les scientifiques, ces insectes sont équipés de capteurs de chaque côté de la bouche qui s’activent à la plus petite bouffée de CO2. Leur système pour identifier leur proie est d’autant plus perfectionné qu’il utilise également la vue et des détecteurs de chaleur. Enfin, il serait également sensible à l’odeur de la sueur et de la peau humaine.

Les travaux des chercheurs ont donc été d’observer ces molécules qui seraient capables de leurrer le système de détection des moustiques. Une étude a été réalisée dans ce sens au Kenya et les résultats ont été qualifiés de ‘prometteurs’. Si cette découverte se révélait exacte, ce serait un moyen économique et facile à mettre au point pour empêcher la propagation de maladies tropicales transmises par les insectes. On pense notamment au paludisme qui, selon les chiffres de l’OMS, affecte chaque année 500 millions de personnes et en tue 1 million. Mais il y a également la dengue (50 millions de malades par an) et la fièvre jaune (200.000 cas par an).

Reste que l’on ne connait pas encore les conséquences que ces molécules pourraient avoir sur les humains. En tout état de cause, cette découverte scientifique reste une bonne nouvelle puisqu’elle permet de rêver à une fin proche de grands fléaux qui affectent une grande part de l’hémisphère sud.

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