Excite

Les guêpes pourraient nous aider à imaginer de nouvelles thérapie

Une équipe de scientifiques de l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (CNRS/Université François-Rabelais Tours), en collaboration avec un laboratoire de l'université de Berne et le Genoscope d'Evry, ont mis en évidence les résultats de recherches récemment publiés dans la revue Science.

Les guêpes en question sont de la famille des braconides et leur génome a pu être décodé au point de s'apercevoir que ces insectes ont véritablement capturé un virus il y a 100 millions d'années pour finir par l'apprivoiser tout au long de leur évolution.

A quoi cela sert-il ? Les guêpes pondent leurs œufs dans des chenilles vivantes et, afin d'éviter que le système immunitaire de la chenille ne s'attaque à ces corps étrangers, la guêpe protège ses œufs par la diffusion d'un nudivirus rendu incapable de se développer mais dont la fonction de production de gènes d'attaque des moyens de défense de l'hôte parasité est bien présente pour les détourner des œufs de la guêpe.

Ce qui intéresse la science c'est que ces virus sont capables de transporter plus de 150 gènes à la fois tels des baudets microscopiques. Pouvoir à notre tour apprivoiser ces virus permettrait de créer de nouveaux vecteurs génétiques, des transporteurs qui pourraient servir à précisément cibler des zones du corps humain nécessitant une thérapie génétique.

D'autre part, les Chinois eux avaient compris depuis longtemps que la piqûre de guêpe pouvait servir à guérir de certains maux. En Chine, cette ancienne pratique médicinale traditionnelle est lentement remise au goût du jour et le poison de la guêpe, utilisé parfois à coups de plusieurs dizaines de piqûres, est laissé se diffuser dans le sang pour notamment soigner des infections ostéo-articulaires.

Photo ComputerHotline via flickr.com

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017