Excite

La marche afghane pour régénérer l’organisme

Pratiquée par les chameliers, la marche afghane leur permet de couvrir jusqu’à 60 kilomètres par jour sur terrain accidenté. Le secret de cette endurance, c’est la synchronisation entre respiration et pas, en fonction du parcours et de la capacité respiratoire des marcheurs.

La technique n’est pas évidente et demande de l’entrainement puisqu’il s’agit de régler sa respiration sur le rythme de la marche. On inspire par le nez donc sur les 3 premiers pas, on retient l’air sur le quatrième (apnée), on expire par la bouche sur les 3 suivants avant de bloquer sur le dernier. Avec de la pratique et suivant le terrain, on pourra changer le rythme en augmentant les temps d’inspiration et d’expiration de 1 à 4 pas en bloquant l’air sur 2 pas en fin de cycle. Histoire de compliquer un peu plus les choses, il faudra y intercaler le rythme de base. Sur des montées et pour limiter les efforts, on pourra au contraire accélérer la respiration en inspirant et expirant sur 2 pas.

Les intérêts de la marche afghane sont multiples. Tout d’abord, elle replace la fonction respiratoire au cœur de la pratique sportive. Ce sont notamment les temps de pause en apnée qui sont les plus importants. A poumons pleins, ils permettent un sur-oxygénation de l’organisme et, par là même, la régénération des cellules. A poumons vides, c’est le battement cardiaque qui se ralentit. Au final, on pourra parcourir des distances importantes, y compris en terrain accidenté, tout en réduisant la fatigue et en brûlant davantage de graisse.

Source Photo : Nature Culture ( natureculture.org)

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2020