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La directive sur les médicaments à base de plantes

'A base de plantes' ne veut pas dire inoffensif – la cigüe et la digitale le prouvent bien - et c’est ce que rappelle la directive européenne 2004/24/CE qui a octroyé un délai de 7 ans pour les fabricants de médicaments traditionnels à base de plantes pour que les fabricants enregistrent leurs produits. Et la date limite était le 30 avril dernier.

Des précisions tout d’abord. Selon la législation européenne, un médicament est conçu pour soigner des maladies. De plus, il ne doit il doit pas être dangereux pour la santé. Logique! Par ‘traditionnel’, la directive entend les produits utilisés depuis au moins trente ans dont au minimum quinze au sein de l’Union Européenne. Selon cette directive, tout médicament, y compris ceux dit ‘naturels’ doivent demander une autorisation de mise sur le marché de l’Union européenne. Pour ceux à base de plantes, il s’agit d’une procédure simplifiée et moins coûteuse qui passe par la constitution d’une documentation prouvant l’innocuité du produit ainsi que sa qualité.

Pour les médicaments à base de plantes qui n’auront pas été enregistrés, il ne s’agira pas de les retirer du marché puisqu’ils pourront toujours être vendus. Ils ne seront simplement plus reconnus en tant que médicament. Ils pourront entrer dans la catégorie des compléments ou denrées alimentaires pour peu qu’ils satisfassent aux directives relatives à ces types de produit. Il n’est pas non plus question d’interdire les vitamines, les concentrés en minéraux et les tisanes, la pratique ou les livres de médecine naturelle.

Source Photo : Roberto Verzo (flickr.com)

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