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Une augmentation significative de la consommation de cocaïne

Extraite des feuilles de coca, la cocaïne se présente sous la forme d’une très fine poudre blanche. Le produit communément vendu sous le nom cocaïne n’en contient en réalité que 3 à 35%, le reste est composé d’un mélange de substances imitant son action anesthésiante et stimulante (amphétamines, caféine…). Elle est parfois mélangée à l'héroïne : on obtient ainsi un cocktail appelé speed-ball.

Selon les chiffres de l'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), la consommation globale de drogues s’est fortement accrue, qu’il s’agisse de cannabis ou d’ecstasy. En ce qui concerne la consommation de cocaïne, elle dépasse désormais les cercles habituels "branchés" et touche maintenant une population jeune, surtout parce que son prix a été divisé par deux depuis les années 90 : ainsi, en 2008, à 17 ans, l'expérimentation de la cocaïne concerne 25 000 jeunes.

3,3% des jeunes de 17 ans ont expérimenté la cocaïne. Selon les témoignages de consommateurs, la cocaïne est souvent utilisée pour stimuler l’usager, lui donner « un coup de fouet, notamment dans le contexte de situations professionnelles stressantes. Sous sa forme addictive de « crack », elle est consommée par les populations les plus marginalisées

Les risques et les effets indésirables

Provoquant un sentiment de toute-puissance et l’excitation levant les inhibitions, l’usage de cocaïne provoque des actes parfois violents ou des comportements compulsifs (agressions sexuelles, dépenses d’argent inconsidérées…). Pendant la descente, les signes de morbidité se multiplient : les dents grincent, la pression artérielle s’élève, le rythme cardiaque s’accélère. De plus les extrémités (doigts, nez, oreilles, pieds) se refroidissent car les vaisseaux se contractent et réduisent la circulation du sang. Une fois retombés, les effets recherchés avec la cocaïne sont souvent suivis d’un sentiment d’écrasement, un état dépressif et une forte anxiété.

Le sevrage

La cocaïne est un des psychotropes, avec la nicotine, produisant les plus fortes dépendances psychologiques. Sa facilité à combattre la dépression, la fatigue et la faible estime de soi augmente sa capacité à répondre aux besoins de personnes aux tendances dépressives. L'arrêt de consommation est donc difficile pour beaucoup d'utilisateurs. En revanche, une fois que l’usager a décroché c’est le plus souvent définitif, car le traitement médicamenteux permet de calmer le manque en quelques semaines, voire en quelques jours.

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