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Chirurgie esthétique et prise en charge

Devenue banale, la chirurgie esthétique est totalement installée aujourd'hui dans les mentalités. Qu'en est-il de sa prise en charge ?

La nature n'a pas paré chaque individu des mêmes atouts esthétiques. Et l'acceptation de soi peut, dans bien des cas, être vouée à l'échec malgré l'aide d'un psychothérapeute. Le mal de vivre trouve souvent son remède dans la chirurgie esthétique. Est-elle remboursée comme l'est la chirurgie réparatrice ? Quelles différences entre les deux ?

La chirurgie esthétique est une chirurgie de confort. C'est tout du moins ainsi qu'elle est considérée par l'Assurance Maladie. Et à ce titre, la prise en charge est systématiquement refusée. Si bon nombre d'actes ont bénéficié de remboursements frauduleux par le passé (prothèses mammaires, rhinoplastie…), c'est pour l'heure bien révolu.

La chirurgie réparatrice, en revanche, fait l'objet d'une prise en charge par la Sécurité Sociale et certaines Mutuelles Complémentaires de Santé, ces actes chirurgicaux étant jugés nécessaires pour la santé du patient. Pour exemples :

  • la chirurgie abdominale : seulement si le ventre recouvre le pubis (tablier abdominal)
  • la réduction mammaire : à condition qu'un excédent d'au moins 300 grammes par sein soit retiré
  • une opération de la mâchoire : uniquement en cas de mastication difficile
  • une rhinoplastie : suite à une déviation de la cloison nasale entraînant de graves problèmes respiratoires,
  • une réparation mammaire due à un cancer du sein…

Une chirurgie réparatrice peut également avoir lieu après un accident, des brûlures, ou concerner des personnes victimes de malformations.

C'est bien la notion de besoin qui entre en ligne de compte pour qu'un acte de chirurgie à visée esthétique soit pris en charge par la Sécurité Sociale, mais dans ce cas il s'agit d'une chirurgie réparatrice. Généralement remboursées intégralement, ces opérations doivent – en amont – faire l'objet d'une demande d'entente préalable auprès de la Caisse d'Assurance Maladie.

Le 29 Mars 2010 pourtant, la décision de l'Afssaps (devenue aujourd'hui l'ANSM pour Agence Nationale de Sécurité du Médicament) avait défrayé la chronique. Un grand nombre d'incidents avaient été relevés, concernant la rupture de l'enveloppe de prothèses en silicone. La pause de ces prothèses avait cependant bien été décidée dans le seul but d'une amélioration esthétique, par des femmes insatisfaites de leur poitrine, et n'était nullement liée à la notion de réparation. Or, étant donné le risque sanitaire engendré par des fuites de gel de silicone, l'Afssaps avait décidé de prendre en charge le remplacement de toutes ces prothèses défectueuses.

Désormais, la Sécurité Sociale est parfaitement armée pour déceler les fraudes au remboursement d'actes de chirurgie esthétique.

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